• Des mails accable le promoteur des concerts

    Des mails accable le promoteur des concerts

    Michael Jackson : des emails accablent le promoteur de concerts

     

    Des milliards de dollars de dommages et intérêts et une belle bagarre judiciaire à venir... Dès le mois prochain, les héritiers du roi de la pop et le promoteur de concerts, AEG Live vont s'affronter au tribunal. S'appuyant sur des emails diffusés par CNN, la famille Jackson accuse les promoteurs d'avoir exercé une forte pression psychologique et financière sur le docteur Conrad Murray, pour qu'il remette la star sur pied dans des délais très courts.

    Le clan de Jackson va tenter de prouver la négligence d'AEG Live, qui a embauché le docteur Conrad Murray, pour veiller sur la santé de l'artiste disparu en Juin 2009, pendant qu'il répétait à Los Angeles, son ultime série de concerts, «This Is It».

    Le praticien a déjà été condamné fin Novembre 2011 à 4 ans de prison pour homicide involontaire, après avoir reconnu l'administration d'un dose mortelle de Propofol, un puissant anesthésiant. Le clan Jackson s'était alors retourné contre les producteurs du grand show.


    Le docteur endetté était sous pression financière et psychologique

    Dans cette plainte au civil, les trois enfants Jackson, Prince, Paris et Blanket ainsi que leur grand-mère Katherine accusent l'organisateur mondial de concerts d'avoir insisté pour que le docteur Murray remette en forme rapidement Michael Jackson. Un email, envoyé 11 jours avant la disparition tragique de l'interprète de «Billie Jean», a convaincu une juge californienne. 

    Elle a décidé le 25 février dernier que la procédure irait jusqu'au procès. Paul Gongaware, l'un des PDG d'AEG Live, était plutôt explicite dans ses propos : «Nous voulons rappeler à Murray que c'est AEG, et non pas MJ (Michael Jackson), qui paie son salaire. Nous voulons lui rappeler qu'il doit faire ce qu'on attend de lui». Par crainte de perdre son salaire de 150 000 dollars par mois, le docteur se serait exécuté, en ravalant son serment d'Hippocrate pour payer ses lourdes dettes.


    Les promoteurs auraient dû anticipé selon la famille Jackson

    Malgré un email alarmant sur la santé fragile du chanteur envoyé par Kenny Ortega, le directeur artistique du show, AEG Live a maintenu sa confiance au docteur Murray. Dans un autre échange, sensé rassurer, les promoteurs expliquent que «ce médecin est extrêmement compétent (nous avons vérifié) et il n' a pas besoin de ce contrat donc il est totalement impartial et attaché à l'éthique.» La suite des évènements a prouvé le contraire.

    La défense d'AEG repose sur un argument simple : le docteur Murray n'était pas employé directement par la multinationale. Et qu'il était impossible que le docteur injecterait des médicaments dangereux à l'ancienne gloire des années 80. Ils ne pourraient donc pas être tenus responsables mais la juge leur a opposé un fait établi. Paul Gongaware, tête pensante d'AEG Live, avait déjà travaillé sur deux tournées de «MJ» et était parfaitement conscient des risques liés à la surconsommation par la star de produits stupéfiants destinés à des usages uniquement médicaux. Un détail qui dans un tribunal américain se chiffre à la hauteur du préjudice pour la famille Jackson, c'est à dire des milliards de billets verts.

     

    Source : leparisien.fr


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